Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de
déblaiement. Ils préparent des salubrités futures. ( Romain GARY )



lundi 16 novembre 2015

Etat de guerre !




C'est donc la guerre contre la France, phare de la civilisation occidentale, que nous livre l'islamisme radical. La guerre contre les valeurs universelles que nous représentons. C'est une guerre à l'image de notre temps.
Il nous faut y répondre impitoyablement, sans la faiblesse dont nous soupçonnent les terroristes, et avec toute l'étendue de notre arsenal – policier, judiciaire, militaire et politique.  
Notre ennemi est répertorié, il s'agit de le nommer clairement : c'est l'islamisme terroriste, cette tumeur maligne de l'islam. Il déborde de toutes parts dans notre espace mondialisé. Il est dans les tuyaux du cyber-intégrisme, sur les réseaux sociaux de la haine où s'exhibent des propos et des images intolérables. Il est dans certaines mosquées où on tolère des prêches criminels. Il est dans des quartiers et les recoins de ces quartiers où des armes sont planquées. Il est dans les prisons où des salauds profitent de jeunes détenus aux cerveaux perturbés. Il est dans une retenue générale à ne pas appliquer à la lettre et dans tout l'espace public nos principes de laïcité – qui demeurent, envers et contre tous, le seul gage de notre contrat social.
Mais notre guerre se livre aussi sur d'autres fronts, diplomatique et militaire. Là encore, nous connaissons l'ennemi : l'État islamique et tous ceux qui, à des degrés divers, lui apportent leur aide. Nous connaissons ses repaires et ses conquêtes en Irak, et en Syrie.  
Notre force et notre riposte doivent s'appuyer sur des alliés – alliés traditionnels ou alliés objectifs. Les États-Unis bien sûr, l'Europe forcément, mais aussi la Russie, peut-être l'Iran et enfin – à la guerre comme à la guerre! – la Syrie de Bachar. Car la France, prise pour cible prioritaire, n'a désormais qu'un ennemi prioritaire. Et elle n'a plus l'obligation de s'encombrer de scrupules à propos du dictateur de Damas.
Enfin, nous devons compter par-dessus tout sur nous-mêmes et garder à l'esprit qu'une guerre se gagne par le sang-froid, la lucidité, la confiance et le courage – par la fraternité aussi, puisque la consistance d'une nation fraternelle ne se mesure toujours que dans l'épreuve. Toutes les démocraties, notamment les plus menacées, ont pris l'habitude de préserver le fragile équilibre entre la liberté et la sécurité, c'est leur force face à tous les terrorismes. 
Aux yeux du monde qui nous regarde, notre riposte tient en si peu de mots : la France unie.

Patrick JOURON

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