Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de
déblaiement. Ils préparent des salubrités futures. ( Romain GARY )



jeudi 1 octobre 2015

Le flop du colisée, boîte de nuit municipale de Georges Ginesta




5,5 millions d’Euros … C’est la somme, officielle, versée par la mairie de Saint-Raphaël pour la construction de ce qui devait être « l’un des plus fabuleux écrins dédiés au spectacle et à la fête de la région, peut-être le plus beau. » «  Dans 15 ans, une fois le prêt remboursé, ce sera des recettes pour la ville … »
En fait les 5,5 millions d’euros pour la construction du «  jouet »  de Monsieur Ginesta étaient-ce vraiment un placement de « bon père maire de famille ? »
Dès l’inauguration, en présence du curé de la ville qui a béni les lieux !, beaucoup de questions se sont posées ; les médias en avait fait l’écho. La licence IV de débit de boissons a été obtenue le 21 Mai 2015. La loi exige un délai de 15 jours entre le jour de l’obtention de la licence et son utilisation. La loi n’a pas été respectée puisque dès le 28 Mai 2015 l’alcool était largement vendu et consommé au Colisée ! Y aurait-il «  deux poids, deux mesures ? ».
Je ne reviendrais pas sur la ligne de bus «  NOCTEN’BUS » spécialement créée, passant, d’une manière restrictive, que par certains quartiers de Roquebrune-sur-Argens et Fréjus, et dont le terminus est … le Colisée !
Comme pourrait le chanter JORDY… «  dure, dure, dure d’être maire de Saint-Raphaël… ».
Avec un peu de recul on peut penser que le nom de Colisée a bien été choisi. Rappelons que le Colisée, à Rome, était un amphithéâtre où se déroulaient des combats de gladiateurs. Nous n’en sommes pas loin. Le Colisée, aujourd’hui, pourrait être synonyme de « fiasco politique et financier ».
N’oublions pas le plus grave ; la mort d’un jeune homme, tabassé, à la sortie de la boîte de nuit, sur un parking relevant de la surveillance du Colisée.
Le Tribunal Administratif, à bon droit, a confirmé la fermeture administrative de l’établissement pour 3 mois. Placé en redressement judiciaire, on peut douter que le Colisée rouvre un jour. Les 2 Administrateurs judiciaires désignés vont avoir, en priorité, à faire régler les salaires de la trentaine d’employés et les fournisseurs non payés.
Alors, que va devenir ce «  jouet ginestien ». Deux possibilités :
-       Le Colisée, après contrôle des Administrateurs est autorisé à continuer son activité. On peut en douter sauf à ce que Monsieur Ginesta accepte de ne pas recouvrir les loyers dus, non réglés. Mais, attention, il s’agit d’argent public.
-       Jordi Ginesta engagera une procédure de résiliation de bail pour défaut de paiement des loyers. Dans ce cas, il faudra que « l’Oracle du Lion de Mer » trouve une nouvelle destination à ce lieu qui semble porter «  la poisse ».
J’ai pensé à une utilisation, tout compte fait, naturelle. Jordi pourrait domicilier sa permanence parlementaire dans les lieux. Il lui est allouée, mensuellement, par l’Assemblée Nationale ( au titre de l’I.R.F.M. ), une somme de 5770 € couvrant la location d’une permanence parlementaire ainsi que ces autres frais.                    
Alors, vous me direz, il manque une piscine. Qu’à cela ne tienne. Je ne pense pas que les élus majoritaires de Saint-Raphaël voient un inconvénient à voter une délibération dans ce sens. Après 5,5 millions d’euros déboursés pour ce lieu «  mythique »  qu’est le Colisée ; qu’est-ce que c’est que 100.000 € de plus ?
Sources: Tribunal de commerce, Var Matin, Contribuables Associés, site pierregout-center blog
 
Patrick JOURON
 

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