Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de
déblaiement. Ils préparent des salubrités futures. ( Romain GARY )



lundi 28 septembre 2015

La colère bien légitime des élus locaux...

                              
La baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, et principalement aux communes et à leurs groupements n'en finit pas de provoquer la colère des élus, en attendant celle de leurs administrés.
Cette colère est justifiée. Moins de dotations de l'Etat, cela veut dire moins de moyens pour les collectivités locales, et donc des services publics de moins bonne qualité. Cela veut dire aussi moins d'investissements, d'équipements nouveaux, moins de subventions enfin aux associations, ce qui appauvrira nécessairement la vie culturelle, sportive, mais aussi l'action sociale envers les plus vulnérables. C'est tout simplement le «vivre ensemble» qui se retrouve en danger, au niveau le plus concret pour les citoyens.
A cela s'ajoutent des conséquences économiques non négligeables. Les collectivités locales sont de grands investisseurs en matière d'équipements collectifs et de travaux publics. Ici, c'est une salle de spectacle qui ne sera pas remise aux normes, là une route qu'on ne pourra plus entretenir décemment. Le calcul est simple à faire. La perspective d'une baisse de 30% des dotations et de 10% des investissements à l'horizon 2017 entraînera la perte de 0,2 point de croissance.  
Alors que s'approchent des élection régionales fort risquées pour la gauche, l'austérité imposée aux collectivités décentralisées fait peser une menace grave sur notre vie démocratique. 
Patrick JOURON



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