Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de
déblaiement. Ils préparent des salubrités futures. ( Romain GARY )



mardi 30 août 2016

La gauche en miettes..!



L'horizon de la gauche n'en finit pas de s'assombrir à quelques mois de l'échéance présidentielle. Au vrai, il s'agit surtout de l'horizon de François Hollande dont la réélection paraît aujourd'hui singulièrement problématique. Après quatre ans de mandat, le  Président de la République n'a toujours pas su acquérir la stature présidentielle qui lui aurait permis de faire figure de candidat naturel de la gauche.

Il y a plus grave. Si l'on peut tenir pour acquise la désignation de François Hollande comme candidat lors des primaires de la gauche, on peut s'interroger sur la valeur de ces primaires. Officiellement, la gauche concernée est celle qui se retrouve dans la «Belle alliance», jolie dénomination qui ne recouvre guère que le PS et ses satellites habituels: PRG et écologistes ralliés.
Parmi les autres candidats, on compte déjà Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon ou rard Filoche, tous représentant l'aile gauche du parti. Le problème est que l'on n'y retrouve pas Arnaud Montebourg qui semble ignorer superbement l'événement tout en faisant acte de candidature.

On n'y retrouve pas non plus Cécile Duflot, candidate à la candidature pour Europe-Ecologie-Les Verts, ni l'inévitable Jean-Luc Mélenchon, sans parler d'un éventuel candidat communiste. L'un des objectifs des primaires qui était d'éviter la multiplication des candidatures à gauche, est d'ores et déjà manqué. Pire, l'agressivité de certains candidats ne laisse pas augurer de bons reports de voix pour un second tour, si François Hollande est présent au second tour.

Les difficultés de François Hollande sont révélatrices de celles d'une gauche aujourd'hui incapable de retrouver ce qui avait fait son succès en 1981, et même en 1997 : l'uniautour d'un homme et d'un projet, t-il utopique. Aujourd'hui, la gauche est en miettes, en attendant qu'il ne reste plus au fond des urnes que des miettes de gauche.

Patrick JOURON

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