La semaine prochaine, lors du
Conseil municipal de la commune de Roquebrune-sur-Argens sera présenté, pour
discussion, le rapport définitif de la Cour des comptes concernant la Société
d’Economie Mixte SARGET. D’ici là, le rapport ne peut être divulgué; tout au
moins c’est ce que dit la loi. Certains membres de l’opposition municipale le
possèdent déjà et semblent fortement déçus après sa lecture.
Pour ma part j’attendrai l’après
Conseil municipal pour apporter un jugement personnel étayé, à la suite de ce
Rapport qui n’est, en fait, qu’un « pétard mouillé », réquisitoire
ubuesque qui prêterait à sourire s’il n’émanait pas d’une structure qui se veut
sérieuse et détentrice de la « vérité ».
Mais,
au fait, peut-on faire confiance à la Cour des comptes ?
C’est la véritable question.
Je me suis renseigné et j’ai lu, entre
autre, avec intérêt, le livre « Et si on enquêtait sur le Cour des
comptes » du journaliste Bruno Botella.
En réponse à la question « La
Cour des comptes est-elle irréprochable », la réponse est NON. Les dérives
de cette institution, si prompte à taper sur les doigts des élus ou des
administrations, sont réelles. Nombreux « magistrats » intègrent la
Cour des comptes à l’issue de leur cursus à l’ENA. Selon le journaliste… « dans la réalité la Cour des comptes
abrite, également, pas mal de reclassés. Le président de la République peut,
par exemple, décider d’envoyer qui il veut se recaser au Palais Cambon ». (
siège de la Cour des comptes à Paris ). Bruno Botella est encore plus précis
quand il précise que « … la Cour des comptes se révèle un refuge
confortable pour les politiques désireux de tourner la page ou poussés dehors
par les électeurs ».. ! Parmi ces « magistrats »
mis en place par un président de la République,
on retrouve, par exemple, Henri GUAINO, Jean de Gaulle, Pierre
Moscovici, Jacques Chirac, François Hollande…
La
Cour des comptes laisse à ses membres la possibilité de faire des
allers-retours entre son institution et des mandats électoraux ou des cabinets
ministériels. Certains magistrats exercent même simultanément des mandats
locaux.. !
« Par
ailleurs, un magistrat peut partir diriger une grande administration puis
rejoindre la Cour des comptes pour contrôler cette même administration… Son indépendance est donc relative et
parfois, certains magistrats sont à la limite du conflit d’intérêt ».
Cette « autorité »
chargée de pointer les pseudo dérives budgétaires des administrations, dispose
d’un budget de plus de 200 millions d’euros et emploie près de 1800 personnes.
180 millions d’euros sont consacrés aux frais de personnels.
Un
conseiller référendaire, qui dispose de trois ans d’expérience, touche 5.500
euros mensuels. Un conseiller maître gagne 9.000 euros mensuels… et plus.
Amis
lecteurs vous voilà informés.
Patrick
JOURON

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