L'institution de la justice est sans
aucun doute la plus susceptible de
soutenir la démocratie
avec efficacité.
Elle le démontre bien ces temps
avec toutes ces sommités qu'elle rend égales au commun des justiciables devant la loi, le moindre SARKOZY se retrouvant poursuivi comme n'importe qui. Mais c'est aujourd'hui celle qui la mine le plus en France, avec beaucoup
de sournoiserie.
Elle le démontre bien dernièrement par ces incessantes interférences qui la lient aux pouvoirs en place,
la lient
à toutes sortes de réseaux comme à ses propres préjugés.
Ces déviations de l'institution judiciaire sont tantôt -et trop souvent-
volontaires,
tantôt involontaires.
Volontaires
lorsqu'elles
proviennent
de magistrats tordus, indignes de leur
profession et de leur serment, sans probité ni hauteur, qui bafouent la mission dont la noblesse
est sur eux sans prise ni effet. Involontaires lorsqu'elles
émanent d'une organisation à parfaire,
faute de moyens, de personnel, de réflexion, faute en vérité
d'une volonté de l'Etat.
C'est pour l'avènement
du Droit et de la justice
dont elle a ensuite donné l'exemple
à l'Europe
entière que la Révolution française
a eu lieu. Il
ne faut pas l'oublier,
citoyens. MIRABEAU disait à cette époque: « Le Droit est le souverain du monde ». Il faudrait aujourd'hui
faire
en sorte qu'il continue de l'être toujours.
Il le restera d'autant mieux qu'il conservera l'appui de cet autre souverain qu'est censé être le Peuple chez nous. Peuple qui refuse aujourd'hui que soit rendue en son nom une justice factice, rognée, amputée, truquée, qui, sous le masque d'un droit compliqué, revient trop souvent à un véritable arbitraire qu'on ne prend même plus la peine de déguiser. Le jugement rendu en première instance contre Luc Jousse, premier magistrat de Roquebrune, en est un exemple le plus concret qui soit : magistrats découvrant le dossier à l’audience, exigeant de l’avocat de la défense un pouvoir qui n’est pas obligatoire, report de l’audience refusé, procureur comparant le véhicule de service du maire à sa propre voiture.. !
Il le restera d'autant mieux qu'il conservera l'appui de cet autre souverain qu'est censé être le Peuple chez nous. Peuple qui refuse aujourd'hui que soit rendue en son nom une justice factice, rognée, amputée, truquée, qui, sous le masque d'un droit compliqué, revient trop souvent à un véritable arbitraire qu'on ne prend même plus la peine de déguiser. Le jugement rendu en première instance contre Luc Jousse, premier magistrat de Roquebrune, en est un exemple le plus concret qui soit : magistrats découvrant le dossier à l’audience, exigeant de l’avocat de la défense un pouvoir qui n’est pas obligatoire, report de l’audience refusé, procureur comparant le véhicule de service du maire à sa propre voiture.. !
Ce n'est pas
dans l'effet purement théâtral des
audiences judiciaires publiques que nous offrent
les prétoires qu'il faut aller vérifier la qualité d'une justice républicaine saine et cohérente. Ce n'est là que jeu, démonstration et parodie. Tout y est généralement réglé d'avance, dans le silence
et le secret. C'est
dans les jugements rendus,
gravés noir sur blanc, qu'il
faut aller se forger
une opinion.
C'est là-dedans qu'apparaissent, noir sur blanc,
dans le meilleur des cas des curiosités,
des imperfections, des
impairs, mais
aussi, autrement plus grave et autrement lourd de
conséquences, et
facile
à vérifier, des omissions singulières, des contradictions effarantes, des
contrevérités grossières,
des « oublis» intolérables, des
incohérences
flagrantes. Le pis est
que leur nombre
et leur
répétition indiquent qu'il ne s'agit pas de coïncidences malheureuses mais d'un vrai
système utilisé à des
fins particulières.
Les magistrats, mais aussi leur entourage -greffiers, avocats,
« auxiliaires de justice »-, qui se
prêtent à
ces combinaisons foireuses, doivent évidemment être dénoncés pour être ensuite sanctionnés -quand il arrive qu'ils le soient. .. Chaque justiciable, fraction du Peuple souverain au
nom duquel les magistrats ont l'obligation d'agir avec zèle et probité, à défaut de l'obligation
qu'ils s'en seraient d'avance donnée à eux-mêmes, doit à
chaque occasion dénoncer sans crainte les
fautifs, meilleur moyen d'assainir les
écuries
de la République.
Il ne faudrait pas que des jugements ne se fondent
en fait que sur la perfidie d'accointances inavouables et ne se rendent que sur
la base de serments
bafoués.
Patrick JOURON
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